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LASIK TEMOIGNAGES ...

 

Delphine - Besançon


Je viens d'avoir 30 ans et après plusieurs années d'hésitation, et 9 mois d'attente, la correction de ma myopie au Lasik est programmée pour le vendredi 13 septembre (jour de chance) au CHU Jean Minjoz à Besançon (25). Le coût de cette intervention est annoncée à 1134 €.

L'avant veille au soir, dans mon lit je commence à paniquer en repensant aux différents témoignages que j'ai lus sur Internet, ainsi qu'à ce que m'a dit une personne que j'ai rencontrée au sujet de cette opération. Je passe une très mauvaise nuit.

La veille, j'y pense de plus en plus, et le soir en me couchant j'avale 2 comprimés de Tranxène comme on me l'a prescrit. Finalement je dors comme un loir et le matin de l'intervention, je suis plutôt résignée, puisque je ne peux plus reculer.

Jour J 13/09/2002 : Mon père m'accompagne puisque nous devons parcourir environ 70 km. J'ai rendez-vous à 10h30. Dès notre arrivée, je subis 3 tests complémentaires, dont un qui est un jeu de rapidité, où l'on voit se dessiner des bandes contrastées.

Et puis, l'infirmière très gentille me dit de patienter à nouveau en salle d'attente, on va venir me chercher pour le Lasik ! J'attends 5 à 10 minutes, sans penser à rien.

En arrivant en salle d'attente, j'avais vu une dame qui attendait avec deux grosses coquilles transparentes sur les yeux. J'avais d'abord penser qu'elle avait été victime d'un accident puis j'ai compris qu'elle venait de subir la fameuse intervention. (J'ai demandé confirmation à la gentille infirmière).

Cette dernière est donc venue me chercher. Elle avait revêtu une charlotte et un masque bucco-nasal. Le chirurgien m'attendait à l'intérieur du tout petit bloc opératoire. L'infirmière m'a demandé de m'asseoir sur la table, et m'a mis une charlotte. Le chirurgien m'a demandé qu'elle était la correction de mes lentilles (?!) Je lui ai répondu : -3,5 (OD) et –3 (OG). Il m'a répondu "c'est ça" ! Etait-ce un test ?!! Il m'a dit que l'on allait commencer par l'œil droit, et l'infirmière m'a donc masquer l'œil gauche.

Et puis on m'a demandé de m'allonger et de placer ma tête dans un creux de la table. La partie gauche de mon visage a été recouverte d'une sorte de masque en latex pour créer une zone la plus stérile possible. On m'a demandé de fermer l'œil, afin de pouvoir le nettoyer très largement (paupière supérieure et contour inférieur) avec de la Bétadine. Par pure pédagogie, le chirurgien m'a montré la lumière rouge clignotante du laser que j'allais devoir fixer. Puis il a placé l'écarteur à paupières qui, contrairement à ce que j'ai pu lire dans d'autres témoignages, ne m'a causé absolument aucune douleur. Puis il a choisi un anneau qui corresponde à la taille de mon œil et a dû s'y reprendre à 2 fois, car mes yeux sont petits. Ensuite l'infirmière a rempli mon œil de collyre (anesthésiant je suppose) puis le chirurgien a pratiqué plusieurs opérations que l'œil ne distingue pas et qui doivent donc correspondre à la découpe du fameux "capot". Puis j'ai de nouveau vu la lumière rouge et l'infirmière m'a dit que le plus dur était fait, et que le laser allait commencer. Elle m'a tenu la main pendant presque toute la durée de l'intervention.

Je tiens à préciser que je n'ai senti aucune odeur de cochon grillé lorsque le laser fonctionnait, contrairement à ce que j'avais pu lire. Le bruit ressemble à celui d'un marteau piqueur en plus silencieux. Cela dure environ 20 à 30 secondes, peut-être moins… Je n'ai pas du tout trouvé le temps long.

Le chirurgien a de nouveau pratiqué des opérations à la surface de mon œil. Pendant ce temps, je devais toujours fixer la lumière rouge, bien qu'elle devenait flou par moment. Et puis ce fut terminé pour cet œil là. L'infirmière m'a alors placé ma superbe coque en plastique transparente, et ce fut le tour de l'œil gauche. Cela s'est passé exactement de la même façon, à la différence près, que lorsque le chirurgien a posé l'anneau sur mon œil, j'ai ressenti une pression légèrement douloureuse qui s'est estompée presque aussitôt.

Ensuite l'infirmière m'a donné un comprimé de Diantalvic et m'a dit de patienter une demi-heure. J'ai rejoint mon père en salle d'attente, et nous sommes allés boire une boisson chaude et manger un croissant au relais H de l'hôpital (les émotions ça creuse !) Je ne voyais pas mieux qu'avant, mais au moins je n'étais pas aveugle !.

Après cela il était déjà 11h45 ! J'ai donc revu le chirurgien qui a contrôlé rapidement mes yeux à la loupe binoculaire, et m'a prescrit un collyre antibiotique, et un lubrifiant à ajouter à la suite. A ce moment là je ressentais des picotements, comme si j'avais des poussières dans l'œil, surtout à droite. Il paraît que c'était normal.

Je quitte donc l'hôpital avec mes deux coquilles transparentes placardées de morceaux de scotch qui les maintiennent ! Alors autant dire que je ne vois pas mieux qu'auparavant, mais bon…

A 14h, je vais à la pharmacie chercher les médicaments et je demande à la douce pharmacienne si elle veut bien m'en mettre quelques gouttes, ce qu'elle accepte. Et là, dans l'arrière boutique de la pharmacie, lorsqu'on m'enlève mes coquilles, je constate que j'y vois déjà beaucoup mieux qu'avant ! Mais je n'ose pas en parler, c'est trop beau !

A 18h, lorsque, à la maison, j'enlève à nouveau mes coquilles pour mettre le collyre, je constate que j'y vois très bien à mon sens !

La nuit n'est pas drôle non plus, car je dois dormir avec mes charmantes coquilles et les garder jusqu'à la visite chez l'ophtalmologue le lendemain.

Cette dernière est étonnée :

- Ah vous avez encore les coquilles ?

- ça va ? Vous avez pas mal ?!

- Ah vous avez eu un Lasik ?

Elle regarde mon œil droit : parfait..

Elle regarde mon œil gauche, et là je la vois faire la grimace par dessous l'appareil. Je demande ce qu'il se passe : Le capot est bien en place, mais la découpe n'est pas nette. Quelque chose semble s'être mis entre le capot et l'iris. Malgré tout, elle reste zen. Me donne un rendez-vous pour le 23, et me dit de venir la voir si je constate quoi que ce soit d'anormal.

A mon grand regret, elle ne contrôle pas ma vue, car elle dit que c'est trop tôt. Elle me dit que je dois absolument éviter les milieux poussiéreux, la fumée, le soleil.

Le soir, de retour à la maison, j'ai l'impression que ma vue est aussi bonne que lorsque je portais lentilles ou lunettes. Je peux regarder la télévision et l'écran de mon ordinateur. Par précaution, je porte mes lunettes de soleil, car j'ai peur de me frotter machinalement les yeux. En effet, je ressens des picotements. Tantôt à droite, tantôt à gauche, comme lorsque je suis fatiguée. Mais j'ai d'ordinaire les yeux si sensibles qu'ils pleurent souvent comme cela, donc rien ne laisse supposer qu'il s'agit obligatoirement des suites de l'opération.

Je dois dormir avec les coquilles pendant une semaine encore pour éviter les frottements nocturnes qui pourraient déplacer les capots.

Ce soir je me demande comment je vais pouvoir me laver les cheveux demain, en évitant les projections.

Jour J + 2 : C'est dimanche, je peux conduire mais ça me fatigue très vite les yeux, qui larmoient sans cesse. J'ai les paupières violacées et gonflées. Mais j'ai de la chance je vois parfaitement bien !

Jour J + 3 : Je ne sens plus rien à l'œil gauche (celui où la cicatrice est moins belle), mais mon œil droit larmoie toujours, surtout en fin d'après-midi, lorsque j'ai passé quelques temps devant l'écran de mon ordinateur. J'ai appelé l'hôpital pour leur faire part de mon inquiétude, mais un médecin m'a dit que c'était plutôt normal, et que si les symptômes persistaient d'ici 24 à 48 heures, il fallait venir en consultation d'urgence.

Le soir ma paupière droite est si lourde que j'ai hâte d'aller me coucher.

Jour J + 4 : (24h après l'appel à l'hôpital) les choses ne se sont pas arrangées. En fait mes yeux se portent plutôt bien jusqu'à 15h environ, après quoi, j'ai exactement la même sensation que lorsque je portais des lentilles : yeux secs qui piquent et papillonnent sans cesse.

Le phénomène est amplifié à l'œil droit qui est extrêmement rouge sur l'extérieur. Je parviens alors à instiller le collyre à cet endroit précis, et je réalise que ce phénomène est apparu avec l'arrêt de l'emploi du lubrifiant lundi matin, comme me l'avais prescrit le chirurgien. Je décide donc de réutiliser ce lubrifiant sur l'œil droit, ce qui calme considérablement la douleur.

Malgré tout, je commence à perdre patience et demande à mon père de me conduire le lendemain à l'hôpital.

Jour J + 5 : Mon œil droit est moins rouge. Le gauche est toujours pareil : aucune douleur particulière (exactement d'ailleurs comme lorsque je portais des lentilles). Je renonce à aller à l'hôpital aujourd'hui. Je continue d'utiliser le lubrifiant jusqu'en début d'après-midi.

J'écris, je pars marcher afin de constater comment réagissent mes yeux aux diverses activités. Pas de problème pour l'œil gauche, qui se comporte comme s'il n'avait jamais été opéré, sauf qu'il voit mieux ! Toujours des picotements pour l'œil droit qui correspond à mon avis, à :

- soit une sécheresse oculaire,

- soit une irritation de la paupière supérieure comme cela m'est arrivé par 2 fois auparavant.

L'écran de mon ordinateur ne m'est supportable qu'avec une paire de lunettes de soleil.

Jour J + 6 : Je ressens toujours des grains de sable dans les yeux. Je fini par appeler mon ophtalmologiste qui m'envoie à la pharmacie chercher "Indocollyre". Elle me rassure : mon état peut attendre la visite prévue le lundi suivant.

Les jours suivants se passent plutôt mieux dans leur ensemble. Mes yeux se fatiguent très vite, et je ressens en fin de journée une certaine sécheresse oculaire.

Jour J + 10 : Nouveau rendez-vous chez l'ophtalmologiste. Ma vue est aussi bonne qu'avec mes lunettes : 10 à chaque œil ! Mais je ne suis que peu étonnée. Je lui parle de ma sécheresse de fin de journée, et puis lui explique la gêne quasi permanente que j'ai à l'œil droit : l'impression d'une substance blanchâtre sur l'œil. Elle met alors en évidence une "blépharite" : des substances grasses sont collées à mes cils. Elle me prescrit alors "Bléphagel" pour nettoyer, ainsi que "Lacrifluid" contre la sécheresse oculaire. Elle me conseille de plus de poursuivre l'utilisation du collyre antibiotique "Tobrex" car le matin, j'ai les coins des yeux plutôt "encombrées".

Jour J + 13 : Rien n'évolue plus vraiment, si ce n'est ma sécheresse oculaire qui régresse (tant mieux !). Je n'ai pas encore utilisé le"Lacrifluid". J'aimerais que mes yeux s'adaptent, et ne deviennent pas dépendants à ce genre de produit. D'autant pus que l'utilisation d'un produit du même genre lors du port de lentilles ne faisait qu'aggraver les choses chez moi !

Hier soir tout allait si bien que j'ai presque oublié de mettre les collyres ! Mes yeux sont parfois encore collés le matin (dans les coins). Conduire sans lunettes de soleil m'est pratiquement impossible.

J'attends dorénavant le rendez-vous avec l'hôpital, le 7 octobre (cela fera presque 1 mois).

 

La Suite...

 

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